#ForumZeroCarbone

La Ville de Paris s’engage chaque jour à relever le défi de la transition énergétique, c’est pourquoi il est naturel pour CLIMESPACE, concessionnaire de la Ville pour l’exploitation et le développement du réseau de froid urbain, de l’accompagner dans ses actions permettant de lutter contre les effets du changement climatique. 

Le 30 novembre s'est tenu le #ForumZeroCarbone. C'était l’occasion de présenter les avantages du développement du réseau de froid urbain et notamment sa capacité à lutter contre les effets d’îlots de chaleur urbains. 

L’îlot de chaleur urbain se caractérise par une élévation de la température de l’air près du sol plus importante en milieu urbain qu’en milieu non urbanisé, à conditions climatiques équivalentes. 

Avec l’augmentation des températures et l’urbanisation croissante des villes, qui s’accompagne d’une prolifération des sources de chaleur issues de l’activité humaine - dont font partie les dispositifs de climatisation -, l’effet d’îlot de chaleur urbain (#ICU) s’intensifie et devient un sujet de préoccupation majeur pour de grandes agglomérations comme Paris. 

Dans les prochaines années, les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes, intenses et longues. Les besoins en froid dans Paris vont donc augmenter. CLIMESPACE, dans sa logique de construire un réseau de froid urbain et de le rendre accessible à tous dans les prochaines années, souhaite offrir un environnement plus agréable à tous les Parisiennes et Parisiens, et lutter contre l’aggravation de l’effet d’ICU.

Le développement du réseau de froid urbain, système collectif de rafraîchissement, présente des avantages permettant de réduire l’effet d’îlots de chaleur urbains.

D’une part, son développement permet d’éviter la prolifération des installations autonomes qui participent à réchauffer l’air en évacuant la chaleur au-dessus du territoire. 

D’autre part, le réseau de froid urbain, par sa conception, évacue la chaleur issue de la production de froid en majorité dans la Seine ou alors dans l’air par l’intermédiaire de systèmes humides ne provoquant pas d’effet d’îlots de chaleur. A l’avenir, ces systèmes évacuant la chaleur seront encore plus diversifiés : valorisation vers les réseaux de chaleur (le mode le plus vertueux), eau non potable, eaux d’exhaures (relevage des eaux d’infiltration), géothermie.

Enfin, la performance du réseau de froid urbain permet de réduire les émissions carbone liées au rafraîchissement de la ville.  Aujourd’hui, le service est déjà neutre en carbone grâce à une compensation totale des émissions générées par l’activité du réseau depuis 2018. A l’échelle de la ville, il permet une diminution de 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES) en comparaison avec un parc équivalent d’installations autonomes. 

Grâce à une plateforme de modélisation de la ville de Paris en 3D, il est possible d’évaluer les effets des îlots de chaleur urbains (ICU) à l’échelle de la ville, d’une rue et de visualiser les canyons de chaleurs présents. CLIMESPACE peut observer les variations qui existent entre le développement du réseau de froid urbain et celui d’installations autonomes. 

Nous constatons, sur la projection du développement du réseau de froid urbain sur la totalité des arrondissements de la ville sur les 20 prochaines années, que les bâtiments raccordés au réseau de froid urbain émettent moins de rejets thermiques que lorsqu’ils sont climatisés par des systèmes autonomes. Cette diminution des rejets est due au fait que le réseau de froid urbain est plus performant que les systèmes autonomes. La chaleur dissipée est divisée par 2,9 contribuant en effet à la réduction des effets d’îlots de chaleur. D’un point de vue thermique, on  observe que le développement du réseau de froid urbain permettra dès 2035 de réduire la température moyenne de l’air à 2 mètres du sol allant jusqu’à 1°C.


Revenir aux actualités