Les bénéfices environnements des réseaux de froid et de chaleur renouvelable

Dans une nouvelle étude publiée en novembre 2020, l’ADEME démontre l’importance du développement des réseaux de chaleur et de froid renouvelables dans la décarbonisation du mix énergétique d’ici 2050.


La France avait défini ses objectifs dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) : elle devra livrer 39 térawattheures (TWh) de chaleur renouvelable, et 2,2 TWh de froid en 2050. Toutefois, "le rythme de la croissance des énergies renouvelables et de récupération injectées dans les réseaux constaté actuellement reste très insuffisant pour atteindre ces objectifs", souligne l’ADEME.


Ainsi, l’agence appelle à accélérer le développement de réseaux de froid et de chaleur renouvelables : elle prédit qu’il faudrait multiplier par 10 le nombre de projets pour le froid renouvelable, et tripler les volumes délivrés de chaleur. "Les réseaux de chaleur et de froid constituent un levier puissant, cohérent et pérenne d’activités économiques et de réduction de la facture énergétique territoriale avec un impact significatif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre", résume l’ADEME. En effet, les réseaux de chaleur et de froid possèdent de nombreux atouts : si la France triple ses capacités en 2050, avec un taux de pénétration de 25 %, et des taux d’énergies renouvelables et de récupération de 75 % à 100 %, le réseau fournirait près de 21 millions d’habitants en énergie, et réduirait de 15 millions de tonnes annuelles équivalant de CO2. La facture énergétique serait également revue à la baisse avec moins de 2,6 milliards d’euros grâce aux importations évitées. Les Français payeraient de leur côté entre 27 et 46 euros de la tonne de CO2 évitée, contre 59 euros pour l’éolien terrestre, et 71 euros pour le photovoltaïque au sol. 


Pour en savoir plus, lire l'étude de l'ADEME "Développement des filières réseaux de chaleur et de froid renouvelables en France à horizon 2050"

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